Ludivine Labarre
1 . Qu'est ce qui a déclenché chez vous, l'envie de vous engager à travers un mandat de coprésidente de F'L ?
Ce qui m’avait plu, c’est de contribuer au travers de Financi’elles à préserver un avantage comparatif du secteur financier (banque et assurance) sur les sujets de mixité, et c’est aussi ce qui permet d’attirer et de conserver des talents diversifiés dans nos entreprises. On a une vue sectorielle des enjeux de nos entreprises grâce à la fédération.
Il y aussi le fait que je voyais la puissance de cette fédération, en contribuant encore plus en tant que co-présidente après avoir été membre de comité.
Cette force du collectif pour mobiliser et engager est indéniable.
Cette fédération est un formidable levier de transformation pour influencer les pratiques, pour montrer et démontrer, en étant bien représentées et afin d’œuvrer pour les générations suivantes.
Nous avons une réelle puissance de frappe, nos réseaux et nos directions, au-delà de notre secteur financier. On est suffisamment avancé/ à maturité sur nos sujets, donc notre voix écoutée et notre logique peut être une forme de modèle.
Financi’elles est une richesse qui est encore à exploiter et qui doit/peut encore rayonner.
Le collectif qui la compose est clairement au service de cette capacité d’influence.
Nous avons été une pierre à l’édifice concernant la représentativité et la part des femmes au niveau des instances de directions, le gap franchi entre 2021 et 2023 est gigantesque.
Il est la conséquence de tous ces efforts, qui ont provoqué un réel effet boule de neige dans nos organisations. Les avancées législatives nous aide, bien sûr fort heureusement, mais aussi les volontés qui se matérialisent par des programmes d’accompagnements, de formations, les objectifs fixés…
Ces sujets sont désormais sortie de la saisonnalité initiale, en se cantonnant au 8 mars par exemple, et intègrent pleinement les enjeux des entreprises et de la société au sens large.
2. Pouvez-vous nous préciser votre meilleur souvenir de co-présidente : Évènement, charte, intégration réseau…? en 1 phrase
L’aboutissement avec un évènement annuel est toujours un grand moment !
L’ intervention de Christine LAGARDE, et le temps de partage avec elle, lors du diner des femmes dirigeantes en 2024, était un de ces moments clés.
Un grand moment de fierté également lors de l’anniversaire de la loi de 1965 célébré l’année dernière, nous avons constaté que nous fédérions au-delà même de nos cercles habituels, et les partenariats avec les institutionnels de référence étaient tangibles par leur présence notoire à nos côtés.
Nous avons mené travail conséquent sur le fait de retisser les lien avec les institutions depuis ces dernières années, et c’est le travail des présidentes et des membres qui a payé. Le diner de 2024 a été un levier qui a permis de décupler l’effet des actions précédentes et de toutes les actions s’en sont suivies ensuite.
La puissance de Financi’elles s’est révélée d’avantage et l’effet boule de neige qui s’en est suivi continue encore aujourd’hui de produire des effets.
On devient un partenaire incontournable ! C’est une grande fierté !
3. Comment avez-vous vu évoluer F'L dans sa mission, rayonnement et/ou actions entre la période de votre mandat et aujourd'hui ?
Je pense que ces dernières années, on a retissé les liens avec les acteurs institutionnels historiques, dont certains étaient d’ailleurs là dès le début de l’aventure.
De fait, la reprise de ces constats a été rapide et plutôt facile, car les liens se sont renoués avec évidence. Les sujets abordés sous l’angle désormais plus sociétal et inclusif ont touchés de façon plus large notre secteur d’activité.
Ma fin de mandat est encore récente, et je note que la trajectoire se poursuit.
L’enjeu demeure de fédérer et de renforcer l’impact de la fédération qui se développe toujours plus.
La poursuite du rayonnement à grande échelle se constate aujourd’hui nettement avec un effet amplificateur à chaque nouvelle action portée par Financi’elles.
4. Quels messages ou conseils aimeriez-vous transmettre aux futures dirigeantes et nouvelles générations de F'L ?
OSER S’ENGAGER : ce n’est pas toujours facile de renouveler et d’avoir des membres actifs. Il faut se lancer même si on ne maitrise pas tout !
Laisser les états d’âmes de côté, la légitimité se construit dans l’action et dans le « faire » !
Ne pas toujours demander l’autorisation !
Profiter de la puissance du collectif : beaucoup d’idées émergent, cela stimule les idées et l’imagination, et construire des choses entre entreprises avec des réalisations concrètes.
Elargir son réseau au-delà de son cercle professionnel stricte, élargir les horizons et les points de vue.
Le fait d’être à la fois une fédération de banques et d’assurances c’est déjà différent donc enrichissant. Fonctionner différemment en ouverture sur les différentes entreprises et la pluralité des points de vue.
5. Quel mot associez-vous à Financi’elles …. ? (1 mot)
INFLUENCE : on a cette influence au-delà du rayonnement, c’est matérialiser par des actes. La puissance du collectif au service et de l’action.
Les messages témoignent de l’époque, de la maturité des sujets, et de la façon de les verbaliser et de les porter.
L’exemple de l’ambition des femmes, ne trouvait pas toujours écho, quand on touche un sujet plus de façon sociétal cela élargit le scope d’échange, de résonnance et d’impact.
On constate que chaque époque porte ses sujets de manière différente !
Ludivine Labarre